Comme vous le savez peut-être, je découvre depuis peu les joies de vivre seule. Mais avant d’avoir vécu seule, j’ai vécu en colocation. Pendant 3 mois. J’ai mes torts, je n’en doute pas. C’était la première fois que j’étais partie de chez mes parents, je n’étais pas très à l’aise dès le début. Mais j’ai dû supporter des trucs… pas très cool et je ne pense pas l’avoir mérité.

Cet article va me servir de point final à cette histoire et ça va me faire du bien. Je précise que ce n’est en aucun cas de la méchanceté envers cette personne, mais j’ai besoin d’en parler. Au moins une dernière fois.
J’ai accepté de me mettre en colocation avec une personne qui était déjà dans l’appartement depuis un an. Je n’avais que ma chambre à meubler. Je ne pensais pas que ça poserait de soucis… mais en réalité si. Je n’ai jamais réussi à me sentir chez moi. Je me sentais comme une invitée gênante. J’ai un peu espéré que ça s’arrange. C’était pire de jour en jour.

J’ai eu le droit à une liste de règles à respecter au fur et à mesure :
– Je devais m’attacher les cheveux. Parce que ça l’insupportait de voir des cheveux traîner par terre. En même temps, deux personnes aux cheveux longs qui vivent ensemble, à part la boule à zéro, je ne vois pas de solution.
– Pas le droit de m’asseoir sur le (son !) canapé. Véridique. Déplacer un peu son plaid et ça l’énervait.
– La table de cuisine était jonchée de ses affaires. Impossible de manger dessus. Oh et il y avait une plante et une serviette sur nos plaques de cuissons… pratique. Enfin de toute façon :
– Je ne pouvais pas trop cuisiner car elle n’aimait pas l’odeur. J’ai fait cuire des patates une seule fois en trois mois, sinon je mangeais froid dans ma chambre.
– Je devais demander l’autorisation pour inviter des gens. Et pas plus de 3, et seulement avec son accord.
– Pas le droit de ramener des mecs. Vu que nos chambres étaient mitoyennes, je pouvais comprendre mais…
Mais ces règles n’étaient applicables qu’à moi bien sûr. Un enfer. J’étais trop gentille je crois, j’avais peur de lui faire du mal. Trop bonne, trop conne.

Une fois, elle a voulu changer de cuvette de WC, j’étais d’accord, je ne m’attendais pas à ce qu’elle en achète une à 30€, alors que nous n’étions riches, ni l’une, ni l’autre…
BREF. AMBIANCE.

On s’est mis d’accord que ça n’allait pas. On s’est mis à chercher des appartements chacune de notre côté. Dès que j’avais une piste, elle s’énervait, car elle me disait que moi « je pouvais retourner chez mes parents » et pas elle, et qu’elle ne trouverait jamais etc…
Elle m’a demandé d’attendre Janvier, qu’elle puisse se retourner. J’ai accepté et mis en pause mes recherches. Je lui ai simplement dit de me prévenir et vice versa, si elle trouvait quelque chose.

Et un matin, elle me harcèle d’appels, j’exagère à peine, quand quelqu’un est au travail et ne répond pas, pas la peine de l’appeler 14 fois. Je finis par décrocher et elle me dit « Bon, je vais envoyer mon préavis aujourd’hui. J’ai trouvé un appart ! »
Quand j’ai osé lui dire que ce n’était pas cool de ne pas m’avoir dit qu’elle avait déposé un dossier, elle m’a dit que c’était de ma faute. Et j’ai dû batailler pour qu’elle attende le lendemain pour que je dépose le préavis. Je ne pouvais pas dire à mon boss : « Désolée, je vais prendre une heure pour rédiger un préavis et aller à la Poste ! »

Je crois que j’ai été le plus insupportée le jour où j’ai appris sur Facebook qu’il y allait avoir un vide-dressing dans notre appart. Quand je lui ai dit qu’elle aurait pu me prévenir, elle m’a dit : « T’avais qu’à être à l’appart quand j’ai pris la décision ! »
Euh ? Ok. Dis-le de suite que je ne suis pas chez moi, mais chez toi.

Bref, j’ai été très malheureuse pendant 3 mois, sans compter que niveau taf, c’était également l’enfer. J’ai un peu raté mon entrée dans la vie adulte… n’est-ce pas ?

Et la veille de mon déménagement, elle s’est fait voler son sac à main et m’a encore harcelée alors que j’étais au cinéma. Elle m’a mangé la moitié de l’après-midi à aller lui faire un double des clefs, sans un merci.
Au final, ça s’est très mal passé, puisque notre dernier échange s’est fini sur moi qui lui demande de me rembourser mes 20€ pour ses doubles de clefs et elle qui me dit « Euh, t’as bu dans mon sirop Gaëlle. »

La coloc ? Plus jamais. J’aurais dû écouter la foule de gens qui m’avaient dit de ne pas me mettre en coloc… mais on apprend de ses erreurs, n’est-ce pas !
Et voilà, ça fait du bien d’écrire ces derniers mots. Une page se tourne ! Une nouvelle année s’annonce. Je suis heureuse dans mon appartement et je n’aurai plus jamais de ses nouvelles. Et c’est tant mieux !

Et vous, c’était comment la colocation ? 😉

Imaginé par le Goldfish Gang Blog et griffonné par Poisson Rouge