Coucou les petits poissons,

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de quelque chose que je vis actuellement : le départ de chez mes parents. Car oui, il y a un mois, j’ai pris un appartement en colocation avec une amie. Prendre son envol, c’est chouette, mais pas que…

L’envie de partir… et la possibilité

Depuis que j’ai eu 18 ans, j’ai rêvé et fantasmé du jour où je quitterai mes parents. Surtout dans les périodes de gueguerre et d’énervement. Bref, j’avais très envie de prendre mon indépendance. Enfin à moitié. Car oui, une moitié de moi n’avait pas du tout envie de partir. Mais alors PAS DU TOUT. J’avais, et j’ai toujours, la sensation que cette partie de moi est une moi version petite fille, qui n’a pas envie de grandir.

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Entrant en troisième et dernière année d’école, j’avais la possibilité d’être en alternance et donc de gagner ma vie. J’y ai vu une possibilité de prendre un appartement, éventuellement dans le courant de l’année.

Le déménagement

MAIS ! Car il y a un « mais », les choses ne se sont pas passées comme ça. En effet, en juillet, une amie, vivant dans un 80m² dans le centre ville, cherchait une coloc. L’affaire fut bouclée en deux jours, j’allais emménager mi-août, dans ce splendide et spacieux appartement.

Le coup de blues

Quelques jours avant le déménagement, mon excitation a laissé place à une immense tristesse. Je n’avais plus faim, je n’avais plus sommeil et je n’avais plus envie de partir.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand mes parents sont partis après le déménagement. Je ne me sentais pas chez moi, j’avais envie de rentrer.

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Puis le premier week-end est arrivé. Mes parents avaient ré-aménagé ma chambre (enfin… mon ancienne chambre). Je ne me sentais plus chez moi. Pendant une semaine, j’ai eu l’impression de ne plus avoir de maison à moi. C’était assez terrible et j’avoue avoir beaucoup pleuré. Peut-être était-ce nécessaire. En tout cas, aujourd’hui ça va mieux.

L’acceptation

Je sais que je ne peux pas retourner chez mes parents. Que ça y est, j’ai franchi le cap du bébé oiseau qui saute du nid.  Il faut que j’accepte de grandir, même si ça me fait très mal au coeur et que je me rends compte qu’en fait, j’ai beaucoup de mal à le supporter.

J’ai eu de la chance d’être élevée par des parents géniaux, d’avoir une sœur que j’aime de tout mon petit coeur. Et j’ai aussi mon bébé chien (qui n’est plus un bébé) Tom. Ils me manquent tous les jours. Je ne peux plus leur raconter ma journée en rentrant le soir. Je ne peux plus pleurer dans leurs bras quand ça ne va pas. Maintenant je dois prendre sur moi.

Je crois que je suis en train de devenir une adulte et… ça me fait peur.

Imaginé par le Goldfish Gang Blog et griffonné par Poisson Rouge